Alphonse Karr,
Histoire de Rose et de Jean Duchemin…
(1869)
“ DE ROSE ET DE JEAN DUCHEMIN 159 — Ah ! c'est à moi le malheur ! Je devinai le reste. Douée du vrai sentiment maternel, pensez quelle fut ma douleur, car j'aime les enfants autant qu'une mère doit les aimer. Le troisième fils était en campagne, en journée avec son oncle : on fut lui apprendre ce malheur : il vint mêler ses larmes avec les nôtres. Il me disait : — Ma pauvre mère, que vous êtes malheureuse! il faut que vous en voyiez de toutes les manières. On dit que Dieu afflige ceux qu'il aime : il vous aime beaucoup, car il vous afflige souvent. Que la mer est affreuse à notre égard ! ”
