Thomas Mayne Reid

Thomas Mayne Reid

Résumé

Portrait de Thomas Mayne Reid Thomas Mayne Reid Parti en mer : récit d'un mousse (1897)

Je redoublai d'ardeur ; mais la Pandore était encore à cinquante mètres de distance ; je savais que ces monstrueux amphibies nagent bien plus vite qu'un homme ; je serais atteint avant d'avoir pu rejoindre le navire et alors.
Un horrible cri d'angoisse s'exhala de ma poitrine.
J'entendis des voix, je vis des ombres courir sur le pont et gagner le beaupré.
— Courage, mon enfant !. Par ici! me cria Ben Brace. J'étais arrivé sous l'extrémité du beaupré, mais je cherchais vainement la corde qu'on devait me jeter.
Source : Gallica

Portrait de Thomas Mayne Reid Thomas Mayne Reid Parti en mer : récit d'un mousse (1897)

La perte n'est pas grande; nous nous passerons aisément de ce marin d'eau douce.
— Certainement ! acquiesça le contremaître.
Et il ajouta, en se tournant vers moi : — Avis à qui tenterait de déserter. Tant pis pour cet imbécile ; il n'avait qu'à rester à bord. Après tout, s'il préférait le ventre d'un crocodile au tillac d'un bon navire, il est servi à souhait. C'est égal, c'est dans un drôle d'équipage qu'il a fini par s'enrôler.
Ces atroces plaisanteries furent accueillies par les éclats de rire du capitaine et de quelques matelots.
Source : Gallica

Portrait de Thomas Mayne Reid Thomas Mayne Reid Parti en mer : récit d'un mousse (1897)

Même pour un passager de première classe, bien soigné dans une cabine confortable, le mal de mer est toujours douloureux : que l'on juge de mes souffrances à moi, pauvre enfant isolé, que le capitaine bousculait, que le contremaître battait, que l'équipage raillait!
Si j'avais vu le navire s'ouvrir, je n'aurais pas fait un mouvement pour éviter la mort. Mais l'intensité même de mon mal en abrégea la durée : au bout de deux jours, je cessai de vomir et je me sentis assez fort pour me lever et me promener dans le navire.
Source : Gallica

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