Renée Dunan,
L’Ardente Flibustière
“ La fille s’était pourtant astreinte à les réjouir tous. Elle y avait acquis une grande maîtrise des hommes, et un art savant de les tenir en laisse. Aussi lui était-ce un jeu que de mener les vingt-trois matelots du Saint-Elme. Le dur labeur de mer ne les rendait, heureusement, pas si aptes à l’amour que les pirateries de terre font aux tire-laine et détrousseurs de voyageurs... Ainsi allait donc le bateau, magistralement mené au demeurant par le Rouquin, qui était un prodigieux marin, devinant, même ivre-mort les coups de vent deux heures avant qu’ils se produisissent. ”
