Résumé

Portrait de Jules Verne Jules Verne,  Les Forceurs de blocus

“ James Playfair ne pouvait apercevoir, au milieu du brouillard, les fanaux du Delphin. Il hésitait sur la direction à suivre, et l’obscurité était telle que les rameurs ne voyaient même pas l’extrémité de leurs avirons.
« Eh bien, monsieur James ? dit Crockston.
— Nous devons avoir fait plus d’un mille et demi, répondit le capitaine. Tu ne vois rien, Crockston !
— Rien. J’ai de bons yeux, pourtant. Mais bah ! nous arriverons ! Ils ne se doutent de rien, là-bas... »
Ces paroles n’étaient pas achevées qu’une fusée vint rayer les ténèbres et s’épanouir à une prodigieuse hauteur.
”
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Portrait de Jules Verne Jules Verne,  Les Forceurs de blocus

“ Mais ils n’en savaient pas davantage, et si le Delphin était un corsaire, un transport, un navire confédéré ou un bâtiment de la marine fédérale, c’est ce que personne n’aurait pu dire.
« Hurrah ! s’écriait l’un, affirmant que le Delphin était construit pour le compte des États du Sud.
— Hip ! hip ! hip ! » criait l’autre, jurant que jamais plus rapide bâtiment n’aurait croisé sur les côtes américaines.
Donc, c’était l’inconnu, et pour savoir exactement à quoi s’en tenir, il aurait fallu être l’associé ou tout au moins l’intime ami de Vincent Playfair et Co, de Glasgow.
”
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Portrait de Jules Verne Jules Verne,  Les Forceurs de blocus

“ Le 2 janvier, le skipper se trouvait à bord, promenant sur son navire le dernier coup d’œil du capitaine, quand un homme se présenta à la coupée du Delphin et demanda à parler à James Playfair. Un des matelots le conduisit sur la dunette.
C’était un solide gaillard à larges épaules, à figure rougeaude, et dont l’air niais cachait mal un certain fonds de finesse et de gaieté. Il ne semblait pas être au courant des usages maritimes, et regardait autour de lui, comme un homme peu habitué à fréquenter le pont d’un navire.
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