Cringle’s log

Résumé

Cringle’s log Revue des Deux Mondes

Le capitaine, joyeux, se promenait sur le pont, donnant ses ordres, se frottant les mains ; l’équipage, en reconnaissant dans le vaisseau étranger un objet terrestre et réel, avait repris son courage ; et nous distinguions clairement alors le pont du navire étranger, ses agrès blanchis par la lune.
— Pas un homme sur le pont ! s’écria le capitaine : c’est étonnant !
En effet, le pont était désert ; pas un être vivant ne s’y laissait voir, si ce n’est quelque chose d’informe et de noir qu’on voyait immobile à la poupe.
— Oh ! du schooner ! oh ! cria le capitaine.
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Cringle’s log Revue des Deux Mondes

Je ne vois rien, mais la lumière sépulcrale brille toujours. Une invincible terreur s’empare de moi, je roule sur le pont, et peu s’en faut que je n’aille m’ensevelir dans les abîmes de l’océan.
— Que Dieu ait pitié de moi, m’écriai-je ; qu’est-ce que cela ?
À ce cri, les matelots accoururent vers moi, et les bras glacés cessèrent leur étreinte.
— Eh ! dit le lieutenant, c’est Jacquot ; c’est ce grand diable de singe que le capitaine aime tant ! Voyez s’il n’a pas l’air du génie de cette flamme nébuleuse.
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Cringle’s log Revue des Deux Mondes

Pas une goutte de pluie pour rafraîchir l’atmosphère ; pas le plus léger murmure pour rompre cette immobilité sinistre. La nature, les élémens, étaient silencieux, muets, immobiles. Oh ! combien cette attente de la tempête nous paraissait plus affreuse que la tempête elle-même ! Quelque effrayant que soit l’éclair qui enflamme tout à coup le ciel au milieu des ténèbres profondes de la nuit, ou le sinistre roulement du tonnerre, dans cet éclair qui s’allume et s’éteint, dans le bruit qui gronde et se tait, il y a du moins de la vie ; mais ce silence, cette immobilité, c’est la mort.
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