Résumé

Portrait de Théodore Pavie Théodore Pavie Le Capitaine Robinson, récit du cap Horn

Il n’était plus temps de retourner en arrière, aucune force humaine n’aurait pu tenir tête à l’ouragan. Le navire on était réduit à fuir sous le vent aussi longtemps que durerait la tempête. La journée se passa dans des angoisses que tous les baleiniers, jeunes et vieux, partageaient au même degré. Le capitaine Robinson, silencieux, mais non résigné, regardait d’un œil hagard la mer en furie et ses matelots terrifiés.
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Folles tant que vous voudrez, dit le maître d’équipage ; il n’en est pas moins vrai que la tempête s’apaise.
Vers le soir, la tempête commença en effet à s’apaiser. La mer restait encore horriblement agitée, et le Jonas, fatigué par les vagues, tremblait dans toute sa membrure ; mais déjà l’espérance, qui va toujours au-devant de ce que souhaite le cœur de l’homme, montrait à l’équipage les flots calmés et le ciel serein. Chacun reprit son poste avec ardeur et obéit avec docilité aux ordres du nouveau capitaine. Il était bien temps que le Jonas sortît de ces parages inhospitaliers
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Peut-être était-il subjugué par le charme mystérieux que donne à une créature délicate, et faite pour les paisibles joies de la vie de famille, le prestige des grandes douleurs ou des grands périls courageusement supportés. Si le capitaine Robinson pouvait être appelé un vieux marin, il ne faisait pourtant qu’entrer dans sa quarantième année ; mais il y a des professions que l’on commence bien jeune, et dans lesquelles on a le droit de prendre sa retraite à l’âge où les autres hommes ont à peine atteint le complet développement de leurs facultés.
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