Alexandre Acloque

Élements biographiques

Alexandre Acloque,  Sous les flots (1911)

“ Si vous en capturez quelqu'un, en retournant une grosse pierre près du niveau de la mer basse, vous verrez qu'en avant il est bâti à peu près comme un crabe : c'est la même carapace, ce sont les mêmes pinces pour saisir, les mêmes pattes pour marcher, quoique en moindre nombre, les mêmes antennes s'agitant dans l'eau, mais beaucoup plus longues que dans mon espèce, les mêmes yeux soupçonneux et observateurs. Mais cette carapace traîne après elle un ventre qui n'a plus la symétrie du nôtre, et qui s'enroule sur lui-même, comme une vulgaire nasse. ”
Source : Gallica

Alexandre Acloque,  Scènes de la vie des insectes (1898)

“ Pour apparaître au jour, l'insecte parvenu à l'état adulte, rompt l'enveloppe de la nymphe, et dégage peu à peu son thorax, puis sa tête, ses pattes, ses ailes.
Rien n'est intéressant et curieux comme d'assister à cette éclosion d'un être qui sort ainsi en quelques instants, avec tous les apanages de la vie et de l'activité, d'un étroit berceau où il était condamné à la plus complète immobilité. Peu de spectacles imposent autant à l'esprit humain l'admiration de la Sagesse infinie qui a tout fait avec ordre et avec mesure.
”
Source : Gallica

Alexandre Acloque,  Sous les flots (1911)

“ Les flots apaisés se poussent mollement et, roulant à peine lés uns sur les autres, viennent mourir au rivage en un doux clapotis, d'une berçante harmonie. Aussi loin que porte la vue, la surface liquide semble unie, lisse; de temps à autre s'y creuse une ride imperceptible, dont la marge projette, sous les feux obliques du couchant, de fugitives étincelles.
C'est la mer d'huile des pêcheurs. Les souffles tièdes qui viennent de la terre sont parfumés; un vaste silence règne, que respectent même les goélands qui rament lentement dans les airs, en quête d'un abri nocturne.
”
Source : Gallica

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