Julien Thoulet, Un voyage à Terre-Neuve (1891)
“ Je m'habille à la hâte; je monte sur le pont; la nuit est claire, la mer est unie comme une glace. Je distingue au loin trois masses noires qui sont l'île de Saint-Pierre, la petite Miquelon ou Langlade et la grande Miquelon. On aperçoit les deux feux de Langlade à gauche, celui de Galantry à droite. Nous filons à toute vapeur dans la crainte d'être emprisonnés de nouveau par la brume. Nous approchons; les côtes se dessinent, nous rasons Miquelon dont les hautes falaises se dressent à pic, toutes dénudées sauf à leur sommet teinté d'un vert sombre par un tapis de sapins nains. ”
