M. le comte A. de Gobineau

Résumé

M. le comte A. de Gobineau Le Tour du monde

Elle n’est pas belle comme le Caire, mais délicieuse comme un rêve, et si elle n’a pas le sérieux et la majesté grave d’une ville construite en pierres de taille, il faut convenir que ces immenses édifices peints, dorés, couverts d’émaux, ses murs bleus ou à grands ramages, qui reflètent les rayons du soleil, ses vastes bazars, ses jardins immenses, ses platanes, ses roses, en font le triomphe de l’élégant et le modèle du joli. Ispahan n’a pu être conçu et exécuté que par des rois et des architectes qui passaient leurs jours et leurs nuits à entendre raconter de merveilleux contes de fées.
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M. le comte A. de Gobineau Le Tour du monde

C’était l’île Saint-Pierre, et un peu plus loin Miquelon.
L’aspect n’en est ni gai ni attrayant. Si la mer est grise et sombre, la terre qui s’offre aux yeux l’est encore plus. Elle est seulement d’une autre nuance, et pour peu que le brouillard l’enveloppe comme au moment où le Gassendi l’aperçut, elle ne présente aux yeux qu’un amas de quelques roches s’élevant à peine au-dessus du niveau des eaux.
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M. le comte A. de Gobineau Le Tour du monde

VOYAGE EN PERSE. — Faubourg de Téhéran. — Dessin de M. Jules Laurens. Au nord s’étendait une chaîne de montagnes dont les sommets étincelants de neige se relevaient à une hauteur majestueuse : c’était l’Elbourz, cette immense arête qui unit l’Hindou-Kousch aux montagnes de la Géorgie, le Caucase indien au Caucase de Prométhée ; et au-dessus de cette chaîne, la dominant comme un géant, s’élançait dans les airs l’énorme cône pointu du mont Demavend, blanc de la tête aux pieds. On ne saurait rien imaginer de plus vaste ni de plus beau.
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