Résumé

Les îles Saint-Pierre et Miquelon… (1922)

Il n’est, à Saint-Pierre, si pauvre famille qui ne possède un pauvre jardinet, formé à grand renfort de terres rapportées.
Miquelon se prête plus volontiers aux essais agricoles. A partir du littoral s’étendent des plaines d’une assez grande superficie, bornées par des éminences aux pentes plus ou moins rapides, au-delà desquelles se trouvent encore d’autres plaines, puis des collines s’étageant en amphithéâtre, et enfin des «mornes» ou montagnes qui bordent l’horizon. La plus élevée de celles-ci ne dépasse pas 250 mètres; tel est l’aspect intérieur de l’ile.
Source : Gallica

Les îles Saint-Pierre et Miquelon… (1922)

Moins gros que la morue; sa chair maigre, peu épaisse, en fait un poisson salé de qualité inférieure. Aussi sur les bancs et sur nos côtes, lorsque la morue «donne» les pêcheurs le rejettent à la mer; ils ne le conservent que pour atténuer leurs frais si la pêche est peu fructueuse. Mais séché et fumé l’Eglefin, qui prend alors le nom de « haddock » est un poisson très goûté en Amérique et eu Angleterre, où ses prix de vente sont parfois supérieurs à ceux de la morue.
Source : Gallica

Les îles Saint-Pierre et Miquelon… (1922)

Une partie des mornes provenant des voiliers, des chalutiers et des warys subit l’opération du séchage. Cette industrie qui était autrefois très prospère tend à diminuer. Le séchage se fait soit par exposition de la morue sur les graves, vastes étendues de pierres sur lesquelles est déposé le poisson, soit artifice llement. La morue est d’abord lavée puis débarrassée de son sel. Elle est ensuite exposée sur les graves. Mais cette exposition exige un temps spécial. Il faut du soleil, mais un soleil peu ardent, ten péré par une brise fraîche. Or, à Saint-Pierre, les beaux jours sont rares.
Source : Gallica

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