Anonyme, Les Pêcheries de Terre-Neuve et les traités
“ En cette saison, pas un navire sur rade ; tout est morne et silencieux, on croirait que la ville est morte ou tout au moins endormie sous la neige. Les communications avec la métropole ont lieu par la voie d’Halifax ; elles sont lentes et souvent interrompues ; sans le télégraphe sous-marin qui relie la France à Terre-Neuve, on vivrait à Saint-Pierre pendant des mois entiers dans un oubli profond du monde. Au printemps, tout se réveille ; le premier bancquier qui mouille en rade ramène avec lui la vie. Saint-Pierre n’existe que par la morue et ne vit que pour elle. ”
