Résumé

George Aragon Les Côtes d’Islande et la pêche de la morue

De longues ondulations de terrain coupées par des collines en pente douce bordent le rivage, le long duquel s’étendent de vertes prairies sillonnées par de nombreux cours d’eau. Les montagnes qui s’élèvent au second plan ne présentent plus les mêmes caractères de désagrégation et d’usure que celles de la côte ouest. Elles sont à la fois plus accidentées et moins disloquées. Il semble qu’il y ait à Oe-Fiord plus de vie dans la nature que dans les autres localités, et l’on dirait que les convulsions volcaniques qui ont bouleversé l’île s’y sont produites avec moins d’intensité qu’ailleurs.
Source : Wikisource

George Aragon Les Côtes d’Islande et la pêche de la morue

La pêche ne cesse que lorsque la force du vent et de la mer imprime au navire une vitesse de dérive telle que les lignes n’ont plus le temps d’arriver au fond et remontent presqu’à la surface. Jusque-là les pêcheurs restent à leur poste, souvent, hélas ! plus que ne le comporterait la prudence. Les variations de temps se produisent dans ces parages d’une façon très brusque : en moins de deux heures, un ouragan se forme, qui succède au calme le plus plat. Si la morue donne, le navire attend jusqu’au dernier moment pour remettre sous voiles et essayer de gagner le large.
Source : Wikisource

George Aragon Les Côtes d’Islande et la pêche de la morue

Il n’y a pas de routes en Islande, et la configuration toute particulière du sol ne permet pas de songer à en établir. Les convulsions volcaniques dont l’île a été le théâtre, et auxquelles elle doit sans doute son origine, ont produit un amoncellement de montagnes dont les profils bizarres s’offrent tout d’abord à l’œil comme une image du chaos. Des glaciers immenses recouvrent les sommets, cratères de volcans, éteints pour la plupart, mais dont l’Islandais a toujours à redouter le terrible réveil.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature