Edouard du Hailly

Résumé

Edouard du Hailly Six Mois à Terre-Neuve

On dirait des gracieux méandres d’un parc anglais succédant au chaos désolé de la plus sauvage nature. Sydney en effet n’est plus sur la grande île de Terre-Neuve ; sentinelle avancée de l’Amérique vers l’Europe, ce port s’ouvre aux vaisseaux sous la forme d’un bras de mer étroit et profond, découpé dans le promontoire le plus oriental du Cap-Breton. A droite en entrant, de hautes cheminées en briques rouges profilent sur le ciel des panaches de fumée ; ce sont les riches mines qui font la fortune du pays.
Source : Wikisource

Edouard du Hailly Six Mois à Terre-Neuve

D’autres cabanes non moins primitives sont réservées à l’état-major, à la cambuse ou dépôt des vivres et au four, du boulanger, car il serait injuste de passer sous silence cette unique douceur du régime des matelots à Terre-Neuve, le pain frais à discrétion. A la vérité les soucis de la vie matérielle tiennent peu de place dans cette laborieuse existence. Partir avant l’aube, ne rentrer qu’à la nuit, passer de longues heures au large dans les canots, ne vivre que pour la pêche, ne voir que la morue, tel est le programme de chaque jour.
Source : Wikisource

Edouard du Hailly Six Mois à Terre-Neuve

La chasse et la pêche font seules diversion à la monotonie de l’existence. Cerfs caribous, lièvres, outardes, canards, perdrix, courlieus, poil et plume, le chasseur peut tout voir au bout de son fusil, s’il se sent assez de feu sacré pour faire sa trouée dans les halliers qui servent de retraite au gibier. Le pêcheur n’est pas moins favorisé ; pour lui, Terre-Neuve est bien véritablement la terre de promission.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature