Résumé

Édouard Petit Organisation des colonies françaises et des pays de protectorat… (1894-1895)

L'autonomie couvre souvent en réalité une dépendance déguisée. Le Gouvernement qui abdiquerait les droits de souveraineté qu'il tient de son essence même consentirait par avance à la perte de ses colonies : les unes, par une autonomie chaque jour plus large, se rendraient bientôt indépendantes ; — les autres, par une assimilation complète avec la métropole, formeraient comme autant de provinces d'un même État : nombreuses, elles feraient, grâce à leur représentation au Parlement, la loi à la mère-patrie.
Source : Gallica

Édouard Petit Organisation des colonies françaises et des pays de protectorat… (1894-1895)

Nous avons adopté le régime civil et nous envoyons aujourd'hui des gouverneurs civils dans toutes nos colonies, même au Soudan. Ces gouverneurs, malgré leur qualité, ont des pouvoirs militaires : ils sont chargés de la défense extérieure et intérieure de la colonie ; ils peuvent transmettre leurs ordres à l'autorité militaire qui ne dépend d'eux que nominalement et qui, par suite, supporte avec peine les injonctions qu'elle reçoit et dans lesquelles elle est toujours portée à voir une ingérence dans des questions étrangères à l'administration civile.
Source : Gallica

Édouard Petit Organisation des colonies françaises et des pays de protectorat… (1894-1895)

La présence dans chaque colonie d'un gouverneur, représentant le gouvernement de la République et nommé par lui, chef de toute l'administration, ayant une action très directe sur les services locaux, est la preuve la plus convaincante du maintien du principe de souveraineté là même où les tendances à l'autonomie ont été le plus encouragées par le sénatus-consulte de 1866. Les colonies sont, d'ailleurs, fort éloignées de nier l'influence bienfaisante qu'exerce la métropole dans la conduite de leurs affaires purement locales
Source : Gallica

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