Résumé

Paul Dislère Notes sur l'organisation des colonies… (1888)

Mais les Antilles sont pour nous tout autre chose qu'un établissement à conserver par intérêt : si elles ne peuvent être considérées que pour une très faible part comme d'anciennes colonies de peuplement, puisque la race française y est aujourd'hui en très faible minorité, elles ne doivent pas moins être traitées comme de véritables fragments de la nation française, avec laquelle tout est commun : langue, instruction et patriotisme; le lien qui les attache à nous, qui nous attache à elles est bien plus puissant que celui de l'intérêt : c'est un lien familial qui domine tous les autres.
Source : Gallica

Paul Dislère Notes sur l'organisation des colonies… (1888)

Il existe encore un troisième moyen : c'est la protection — la protection très sérieuse — ; si elle est difficilement applicable dans une colonie de peuplement où le citoyen français se croit en droit de réclamer, par réciproque, un régime de faveur pour ses produits, il n'en est pas de même vis-à-vis de sujets français. La métropole a fait des sacrifices considérables : c'est le sang de ses enfants qui a coulé pour conquérir le pays, c'est son or qui s'est transformé en routes, en quais
Source : Gallica

Paul Dislère Notes sur l'organisation des colonies… (1888)

Si on se décidait à restreindre le nombre des transportés, il serait facile de profiter de l'économie réalisée, soit sur la différence entre le prix d'entretien en France et aux colonies, soit sur les frais de voyage, pour augmenter la ration, et par suite, le produit du travail. Si l'on n'envoyait aux colonies que cinq cents hommes par an, en supposant une durée moyenne de dix ans de détention et en tenant compte de la mortalité, on aurait une population de 4,500 transportés sur lesquels on pourrait compter au moins quatre mille travailleurs.
Source : Gallica

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