Alexandre Acloque, Sous les flots (1911)
“ L'antenne qui palpe les environs lui dénonce en toute sûreté le rocher abrupt qu'il faut contourner, l'adversaire terrible dont les menaces obligent à une sage retraite, la proie facile sur laquelle il faut se précipiter, pinces hautes et mandibules ouvertes. Il en est qui passent leur enfance sous forme, de larves nageant au sein des eaux, près de la surface, et qui ne descendent qu'après une métamorphose au fond de l'abîme, où ils continuent leur vie agile. Ceux-là pourchassent un gibier rapide, qui se révèle à eux par des signaux lumineux : aussi gardent-ils leurs yeux. ”
