Alexandre Acloque

Résumé

Alexandre Acloque,  Sous les flots (1911)

“ L'antenne qui palpe les environs lui dénonce en toute sûreté le rocher abrupt qu'il faut contourner, l'adversaire terrible dont les menaces obligent à une sage retraite, la proie facile sur laquelle il faut se précipiter, pinces hautes et mandibules ouvertes.
Il en est qui passent leur enfance sous forme, de larves nageant au sein des eaux, près de la surface, et qui ne descendent qu'après une métamorphose au fond de l'abîme, où ils continuent leur vie agile. Ceux-là pourchassent un gibier rapide, qui se révèle à eux par des signaux lumineux : aussi gardent-ils leurs yeux.
”
Source : Gallica

Alexandre Acloque,  Sous les flots (1911)

“ Malgré son apparence, ce n'est point un poisson; elle ne se reproduit point comme celui-ci par des œufs, mais elle met au monde ses petits vivants, et elle les allaite de ses mamelles. Son sang est chaud, comme le mien, et non point froid, comme le tien et celui des poissons.
— Toi qui voyages au loin sur l'aile des vents, tu dois être bien instruite des mœurs de la baleine, qui sans doute, à cause de son volume, habite la haute mer. Ne voudrais-tu pas donner sur ce point une leçon à un pauvre crabe désireux de s'instruire, et qui ne peut guère s'éloigner du rivage?
”
Source : Gallica

Alexandre Acloque,  Sous les flots (1911)

“ Vous connaissez l'étoile de mer, avec ses cinq bras tuberculeux si régulièrement rayonnants; vous connaissez l'oursin, qui, sous ses piquants divergents en tous sens, cache une carapace d'une admirable symétrie ; vous connaissez la méduse, légère fille de la mer, dont l'ombrelle gélatineuse se balance mollement dans les flots; Yhuître, inexorablement attachée par sa coquille à un rocher, où elle attend que la mer lui apporte à manger ; le taret, qui s'enfonce dans le bois et crible de ses galeries les coques, les pieux des digues ; l'éponge, si précieuse pour l'homme ”
Source : Gallica

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