Jules de Saint-Félix, Louise d'Avaray. Tome 1 (1844)
“ Allons, mademoiselle, renoncez à un rêve trop ardemment accepté ; la vie ascétique et l'habit religieux ne sont point faits, du moins encore, pour Louise d'Avaray. Louise ne répondit à ces paroles que par un soupir prolongé, suave gémissement qui alla se perdre au milieu des parfums et des plaintives harmonies du soir. La lune se leva diaphane et tranquille sur les sommets opposés au couvent ; elle illumina les pics neigeux d'un éclat mat et azuré comme celui des perles orientales; sa lumière mélancolique envahit bientôt toute la vallée et vint se projeter sur les grands murs du monastère. ”
