Hector Malot,
Les batailles du mariage. Marié par les prêtres
(1877)
“ Est-ce que les cœurs ont besoin du langage des lèvres pour s'entendre ? Richard est là, je n'ai même pas besoin de le regarder pour être heureuse : quand il entre et que je suis placée de façon à tourner le dos à la porte, je sais que c'est lui qui arrive. A table, avant qu'il parle, je sais ce qu'il va dire. Mais je suis à lui, grand-père, comme il est à moi; si je le perdais, je serais sa veuve sans avoir jamais été sa femme ; et tu demandes s'il m'aime! — Puisque vous êtes si étroitement unis de cœur, comment êtes-vous si profondément divisés d'esprit? ”
