Marius Roux,
L'Homme adultère
(1875)
“ Désirée aurait voulu se cacher au fond des bois, derrière les fourrés les plus impénétrables ; elle avait peur qu'on ne la surprît. Dieudonné, au contraire, aimait le large soleil, les sentiers non ignorés ; il tremblait de céder aux âpres désirs de son jeune sang. Ils avaient, au fond, l'un et l'autre, la même pudeur. Dans ces longs tête-à-tête, dans leurs promenades solitaires, rien des désirs cachés ne transpira ; leurs tendresses restèrent pures de toute souillure. ”
