Marius Roux

Élements biographiques

Portrait de Marius Roux Marius Roux,  L'Homme adultère (1875)

“ Et Dieudonné l'interrompait pour s'écrier : — « N'est-ce pas que j'étais doux, que j'étais bon? Je n'avais pas de haine dans le coeur, moi, malgré les injustices du sort. J'étais tout feu, tout amour. Je vous ai toujours bien aimé, monsieur l'abbé. Oh ! j'ai toujours beaucoup aimé tous ceux qui m'ont fait du bien... Mlle Bonhomme et la « bonne soeur » ont été les idoles de mon âme. J'entrevois encore leur bonne physionomie, je perçois leur doux sourire ; leurs regards si tendres m'illuminent, me pénètrent, comme les rayons du soleil, et j'ai chaud au coeur... » ”
Source : Gallica

Portrait de Marius Roux Marius Roux,  Évariste Planchu, moeurs vraies du quartier-latin (1869)

“ L'étudiant, lui, n'a pas la ressource de pouvoir mentir comme le calicotier qui use et abuse de la promesse de mariage. — Voilà, mon cher Évariste, la position de l'étudiant : pas de grandes dames, pas de bourgeoises, pas de grisettes, personne pour échanger ses fantaisies. Il ne lui reste que les folles du quartier, la bohème de l'amour. Tout ce qu'on peut désirer dans cette bohème, c'est de ne pas trop mal choisir. ”
Source : Gallica

Portrait de Marius Roux Marius Roux,  L'Homme adultère (1875)

“ Puis il remonta à l'autel, pendant que les pénitents bleus répondaient en choeur : « Requiescat in pace. Amen, » et qu'au dehors la foule, toujours de plus en plus impatiente, poussait ses hurlements affreux.
Accroupi, la tête basse, Dieudonné pleura longuement. La vue des deux femmes amies avait jeté devant ses yeux tout le passé, qui se redressait vivant, joyeux; et c'était cette joie, ce bonheur enfui qui lui labourait le coeur, le faisait s'épandre en larmes amères, brûlantes. — Il se revoyait tout petit, jouant dans le jardin de l'hospice, en compagnie de sa petite amie Désirée.
”
Source : Gallica

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