Pierre Maël, Petit Ange. (5e mille.) (1896)
“ Le même archet, divinement inspiré, fit monter des mêmes cordes suavement vibrantes un chant d'une merveilleuse poésie, où la foi unie à l'espérance jetait ses vœux et ses consolations, et, sous le charme de cette musique céleste, nul n'entendit les pleurs d'une jeune paysanne bretonne, qui, la figure dans ses mains, s'efforçait vainement de comprimer l'émotion de son cœur. Quelle ne fut pas la joie de l'orpheline lorsque, au sortir de l'église, elle trouva la même paysanne les yeux rouges et humides, debout près de Joël. « Anne ! » s'écria Petit Ange en se jetant au cou de sa sœur. ”
