Résumé

Benjamin Doudet Les récits d'une soeur aînée

Le vieillard comprit le regard étonné de son fils. Il reprit : - La mer est inconstante. En dix années, elle nous fait
riches, en une nuit elle nous réduit à la misère. Je t'en supplie, ne va jamais en mer.
Myrza baissa la tête en signe d'obéissance.
- Plus perfide que la mer est l'homme à barbe rouge, continua Kerim-Abbas ; la mer nous épargne quelquefois, l'homme à barbe rouge jamais ! C'est le vice qui s'est fait marchand. Il vous entoure d'embûches et vous fait tomber dans les pièges de sa mauvaise foi. Il faut toujours croire le contraire de ce qu'il dit.
Source : Gallica

Benjamin Doudet Les récits d'une soeur aînée

C'est avec ce démon, que ce petit ange aux yeux doux, au sourire innocent, fraîche et rose comme un bouquet d'avril, passait sa jeunesse dans la solitude d'une métairie.
Du matin au soir, l'enfant travaillait. Quand la vieille ne se reposait pas, elle s'occupait à battre sa fille ou à la gronder.
Anne tombait-elle de fatigue ou de sommeil, elle se réveillait sous les coups. Son sommeil même n'était pas respecté.
Oh ! la vilaine méchante bête qu'une vieille femme qui n'aime pas les enfants !
Anne-Marie n'avait qu'une joie dans sa vie, Alain de
Guengat.
Source : Gallica

Benjamin Doudet Les récits d'une soeur aînée

L'appartement était sombre. Aucuue lueur. Aucun bruit. Le roi se leva.
A peine était-il debout que ses anciens gardiens entrèrent toujours sombres, toujours masqués. Le roi les regarda sans peur et leur dit.
— Qu'on aille me quérir ma petite sœur Odette !
Personne ne bougea.
Charles porta les mains à son front et s'absorba un instant dans ses méditations. Son cerveau encore faible cherchait à se rappeler les événements de la veille. Soudain, il poussa un grand cri. Les gardiens s'approchèrent pour le saisir. Il les écarta d'un geste :
— Qu'on aille me quérir la reine, dit-il doucement.
Source : Gallica

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