Résumé

Pierre Maël Au pays du mystère (Nouvelle édition… (1909)

Voilà, monsieur Merrien, ce que sont ces races de l'Inde que leurs frères blancs méprisent sans les connaitre. Esclaves de l'idée, elles lui sacrifient tout ce qui leur semble contingent. Mais elles n'abdiquent pas pour cela les sentiments qui font l'honneur de l'humanité. Elles gardent la fierté des vaincus et la noblesse des grandes âmes.
– Vous avez raison, Goulab, ajouta M. Rezowski. Il n'en est pas moins vrai que ces vertus dont vous faites l'éloge ne sont pas des vertus sociales, puisque leur triomphe ne s'obtient qu'au prix des larmes et ne s'épanouit que dans la mort.
Source : Gallica

Pierre Maël Au pays du mystère (Nouvelle édition… (1909)

Ce « premier » fut Merrien, qui, d'un bond, s'en assura la prise et, détachant l'amarre qui le tenait à la berge, gouverna rapidement, avec l'aide de Goulab, pour ramener le reste de la troupe.
Pendant ce temps Euzen Graec'h et Miles Turner gravissaient la pente ardue du formidable coteau.
Un sentier y courait en zigzaguant, sentier si étroit qu'un homme seul y pouvait passer de front. A l'entour, c'était le versant velouté et vêtu d'herbes et de mousses du milieu desquelles jaillissaient des arbustes nains et des fougères arborescentes.
Source : Gallica

Pierre Maël Au pays du mystère (Nouvelle édition… (1909)

La face de l'Hindou se contracta. Il y avait une belle âme dans le corps de ce fanatique.
« Tu es un bon petit garçon, petit Michel, dit-il, et si le Bouddha est en toi, il jugera les choses que tu ne peux comprendre comme homme. Tout ce que je te demande, c'est d'obtenir des blancs la grâce des autres. Ils ne sont pas responsables, eux. Ils ont fait ce que j'ai commandé, ils m'ont obéi. Tu as pu le voir toi-même. Qu'on ne leur fasse pas de mal.
– On ne leur fera pas de mal, Tibboo, je vous le promets », fit Michel en étendant la main.
Source : Gallica

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