Résumé

Portrait de Perceval Landon Perceval Landon A Lhassa, la ville interdite : description du Tibet central et des coutumes de ses habitants… (1906)

Le long de ce sentier tortueux, les Sikhs nous guidèrent dans les ténèbres, sans la moindre erreur, sans la moindre marque d'hésitation. Ils ne commirent pas plus non la faute d'aborder en droite ligne notre fort : faisant un demi-tour sur la droite, le long d'un mur couvert d'iris, ils nous préservèrent d'un plongeon dans le plus profond des canaux de la plaine.
En approchant de Chang-lo, nous nous rappelâmes tout à coup que nous courions plus de dangers de la part de l'inlassable vigilance de nos propres sentinelles, que de toutes les forces que le Tibet pouvait mettre en campagne.
Source : Gallica

Portrait de Perceval Landon Perceval Landon A Lhassa, la ville interdite : description du Tibet central et des coutumes de ses habitants… (1906)

Lhassa serait encore Lhassa, ne fût-elle qu'une agglomération de huttes dans un désert de sable ! Mais la magnificence du spectacle qu'elle offre est à peine imaginable. Rien n'y manque : architecture, arbres séculaires, verdoyantes et larges places, rivières, montagnes, tout à la fois concourt à rehausser l'admirable tableau qui s'offre du haut de ce belvédère. Et la beauté de Lhassa s'augmente encore de l'impossibilité où se trouve si longtemps le voyageur de l'apercevoir derrière le rideau de promontoires rocheux qui s'élèvent dans toute la vallée du Ki-tchou.
Source : Gallica

Portrait de Perceval Landon Perceval Landon A Lhassa, la ville interdite : description du Tibet central et des coutumes de ses habitants… (1906)

Par-dessus les sacs de sable, la vision confuse des abatis voisins, qui protégeaient notre fort, se dessinait sur la perspective de la plaine semée de boquetaux et de champs d'iris. A l'horizon, les hauteurs lointaines se profilaient en noir sur le fond du ciel; car, dans ces hautes altitudes, même quand les étoiles sont invisibles, il règne une pâle lumière qui vient on ne sait d'où; elle éclairait les pics et les croupes de l'Himalaya, plus vivement qu'un clair de lune. Au bout du parapet, un maxim, campé sur son affût, était braqué contre le djong de Gyangtsé.
Source : Gallica

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