Léon Feer

Le Tibet (1886)

Résumé

Léon Feer Le Tibet (1886)

Adi-bouddha. — Pour remédier à l’inconvénient de la multitude des bouddhas, on a imaginé un bouddha primordial (ce que signifie le sanskrit Adi-bouddha) dont tous les autres ne sont qu’une émanation ou une manifestation. Cet Adibouddha, les Tibétains l’honorent sous le nom de Vadjradhara (sk. porte-sceptre) qui est comme le maître suprême de toutes choses, surtout le chef des bons génies : on lui donne aussi le nom de Vadjrasattva, dont on fait d’ailleurs une personnalité distincte. La conception de l’Adi-bouddha est une tentative monothéiste propre au bouddhisme tibétain ou népalais.
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Léon Feer Le Tibet (1886)

Il est assez difficile de définir le gouvernement du Tibet. C’est au fond une théocratie. Si les moines ne gouvernent pas en principe, ou ne détiennent pas exclusivement l’autorité, tout se fait d’après leurs inspirations. L’autorité suprême appartient au dalaï-lama, qui est le souverain pontife du pays, mais dont le pouvoir, généralement respecté, n’est peut-être pas obéi partout avec une entière soumission.
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Léon Feer Le Tibet (1886)

NOM DU TIBET Lorsque, partant de la plaine de l’Hindoustan, et se dirigeant vers le nord, on a franchi, par quelqu’un des cols ou passages qui permettent de la traverser, la formidable barrière connue sous le nom de Himâlaya, où se dressent les plus hautes cimes qui soient à la surface de notre globe, on entre dans un pays très élevé, au milieu de chaînes de montagnes par lesquelles il faut encore passer avant d’atteindre un vaste plateau à peu près inexploré.
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