Eugène Veuillot,
Revue des Deux Mondes
“ Si jamais un des principaux bouddha-vivans est saisi de quelque grande ambition, s’il se trouve sur le siège de H’Lassa ou sur celui de Djachi-loumbo un homme d’audace et de persévérance, animé de l’esprit de conquête, il y a dans le Thibet et la Mongolie des millions de fanatiques prêts à répondre à son appel. Or, la Chine a des armées immenses, mais non pas de véritables soldats. Elle ne maintient son pouvoir que par l’astuce. Quand les Thibétains rêvent l’empire du monde pour leur idole, ils prêtent à rire ; quand ils songent à l’invasion de la Chine, ils ne songent vraiment qu’au possible. ”
