Résumé

Henri d' Orléans Le père Huc et ses critiques

Le sentiment de plaisir qu’un lecteur quelconque peut trouver à suivre le Père Huc à travers les péripéties de son voyage, personne ne l’éprouve plus vivement que nous. A chaque page de son récit, nous sommes en pays de connaissance, nous admirons des paysages déjà vus, nous assistons à des scènes qui nous sont familières.
Ce sont les yaks pris dans la glace au passage d’une rivière ; les hommes noirs venant saluer en tirant la langue et se grattant l’oreille avant d’offrir une « écharpe de félicité »
Source : Gutenberg

Henri d' Orléans Le père Huc et ses critiques

En somme, pour qui les examine sérieusement, ces critiques grandissent le Père Huc au lieu de le diminuer. Dans l’insistance que met le voyageur russe à trouver le missionnaire dans l’erreur, on sent une pointe de jalousie ; c’est chez Prjevalsky, le sentiment d’une grande œuvre accomplie par un autre sur son propre terrain, le regret de n’avoir pu en faire autant ; deux simples missionnaires ont fait mieux que l’officier ; il ne peut le leur pardonner.
Source : Gutenberg

Henri d' Orléans Le père Huc et ses critiques

Le 15 novembre, nous quittâmes les magnifiques plaines de Koukou Nor et nous arrivâmes chez les Mongols de Tsaï-Dam. Aussitôt après avoir traversé la rivière de ce nom, le pays change brusquement d’aspect. La nature est triste et sauvage ; le terrain aride et pierreux semble porter avec peine quelques broussailles desséchées et imprégnées de salpêtre. La teinte morose et mélancolique semble avoir influé sur le caractère des habitants qui ont tous l’air d’avoir le spleen.
Source : Gutenberg

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