Évariste Huc,
Souvenirs d’un voyage dans la Tartarie…
“ Le vent se calma à mesure que la nuit se faisait, et le temps finit par devenir magnifique. Le ciel était pur, la lune belle, et les étoiles scintillantes. Seuls dans cette vaste solitude, nous n'apercevions dans le lointain que les formes bizarres et indéterminées des montagnes qui se dessinaient à l'horizon comme de gigantesques fantômes. Nous n'entendions que les mille voix des oiseaux aquatiques, qui se disputaient, sur la surface des lacs, l'extrémité des joncs et les larges feuilles de nénuphar. Samdadchiemba n'était pas homme à goûter les charmes de cette paix du désert. ”
