M. A. Poussielgue

Résumé

M. A. Poussielgue Le Tour du monde

Rien n’égale la parfaite quiétude dans laquelle s’écoule la vie d’un nomade khalkha. Le matin, il décroche le fouet suspendu au-dessus de sa porte, monte sur un cheval toujours sellé, qui passe la nuit attaché à un poteau à l’entrée de sa tente, fait la revue de ses troupeaux, s’élance sur la piste de l’animal qui s’est trop éloigné pendant la nuit, et, quand il l’a repris, interroge l’horizon pour découvrir la fumée de quelque campement ou la silhouette d’un voyageur avec qui il ira causer et s’entretenir de ce qu’il a vu et de ceux qu’il a rencontrés.
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M. A. Poussielgue Le Tour du monde

Si je n’étais pas blasée par les grands fleuves et les grands lacs de Chine et de Sibérie, je serais émerveillée du spectacle que présentait le confluent de la Kama et du Volga au coucher du soleil ; mais, qu’est-ce que c’est que le Volga, quand on vient de quitter le fleuve Bleu, le fleuve Jaune, le lac Baïkal, l’Yéniséï, l’Obi et l’Irtyche ! D’ailleurs nous sommes tous piqués de la tarentule. Plus nous approchons, plus nous avons envie d’arriver, et nous ne daignons plus accorder un coup d’œil aux beautés pittoresques de la nature.
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M. A. Poussielgue Le Tour du monde

La passion du jeu est l’un des fléaux de la Chine ; fléau qui en a engendré mille autres dans tous les rangs, tous les âges de la société. Dans les rues de Pékin, on rencontre une foule de petits tripots ambulants, tantôt un jeu de dés placé dans un gobelet de cuivre sur un escabeau, tantôt une loterie composée de bâtonnets contenant des numéros que le croupier fait sauter dans un tube en fer-blanc. La foule se presse autour de ces industriels, et l’ouvrier qui passe, cédant à une tentation irrésistible, vient y perdre en quelques heures les pénibles épargnes de son travail.
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