Résumé

Léon Rousset À travers la Chine, par Léon Rousset… (1886)

Je ne sais pourquoi les Chinois ont donné à cette rivière le nom de Dragon Noir ; ses eaux d'une limpidité parfaite et d'un beau vert émeraude ne le justifient guère. Celle vallée étroite aux collines boisées, respire une fraicheur et un calme dont on se sent pénétré et dont on ne tarde pas à goûter le charme. Près d'un petit village, du nom de Pou-Kéou, quelques sources thermales semblables à celles de Fou-Tchéou viennent sourdre sur la rive et pour ainsi dire dans le lit d'un petit torrent qui court bruyamment sur un fond de galets et qui va bientôt se perdre dans le Ou-long-kiang.
Source : Gallica

Léon Rousset À travers la Chine, par Léon Rousset… (1886)

Au centre de cette plaine, un nuage d'une vapeur épaisse et lourde dont la couleur grise fait tache sur le fond du tableau, nous signale l'emplacement de la ville de Fou-Tchéou et de ses faubourgs, sur lesquels il plane. Rien qu'à le voir nous ressentons un malaise indéfinissable, étrange et déplaisant contraste avec le sentiment de bien-être que nous goûtons, en humant à pleine poitrine l'air vif et pur des hautes régions. Au delà de la ville, la vallée du Min s'étrangle de plus en plus, et finit par se perdre dans les plis du terrain.
Source : Gallica

Léon Rousset À travers la Chine, par Léon Rousset… (1886)

Quelques secondes plus tard nous aurions pu être écrasés ou entraînés par eux dans le vide ; cette pensée et la rapidité vertigineuse de cette chute nous firent frémir. Les guides su hâtèrent de crier qu'il y avait des voyageurs en route ; ou nous répondit que nous pouvions désormais avancer sans crainte.
Ici il n'y a plus de tunnel ni de couloir, mais un mur qui côtoie l'abime ; les chinois ont entaillé des marches dans le roc et rivé de chaque côté des chaînes de fer auxquelles on doit se cramponner pour se hisser sur ces dangereux échelons.
Source : Gallica

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