Résumé

Eugène Buissonnet De Pékin à Shanghaï, souvenirs de voyages… (1871)

Les plus grands et les villes se sont fortifiés tant bien que mal , et sont devenus le refuge d' une partie de la population des campagnes qui s' y est abritée à la hâte dans des cases légères en boue et roseaux . Ce sont bien les Taïpings qui ont exercé tous ces ravages , car le mal est à peu près aussi complet qu' il peut l' être : on ne voit que décombres de toutes parts ; beaucoup de champs sont en friche et la misère est si grande qu' à chaque instant on rencontre des femmes et des enfants allant ramasser des herbes et racines sauvages pour ne pas mourir de faim .
Source : Gallica

Eugène Buissonnet De Pékin à Shanghaï, souvenirs de voyages… (1871)

Rien n' est plus curieux que de voir comment les trafiquants chinois se jettent sur eux à leur arrivée ; on dirait de vrais oiseaux de proie , qui ne les quittent que quand il n' y a plus rien à en tirer , et on voit ensuite ces braves nomades s' en aller avec toutes sortes d' objets , quelques-uns de première nécessité pour eux ; mais d' autres qui leur sont tout à fait inutiles , et dont l' ensemble est toujours bien loin de représenter la valeur de ce qu' ils ont abandonné en échange .
Source : Gallica

Eugène Buissonnet De Pékin à Shanghaï, souvenirs de voyages… (1871)

Les chiens , prenant probablement modèle sur leurs maîtres , sont aussi peu désagréables que possible et nous voient passer avec la plus grande indifférence , tandis que ceux des pays fréquentés par les Européens les dépistent au flair , et sont à leur égard tout ce qu' il y a de plus hargneux et agaçants . Par exemple , ils sont aussi repoussants que la masse de ceux que j' ai vus dans toutes les parties de la Chine : c' est toujours la même race , moitié roquet et moitié chien-loup , race lépreuse , galleuse , efflanquée et crevant de faim .
Source : Gallica

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