Eugène Buissonnet, De Pékin à Shanghaï, souvenirs de voyages… (1871)
“ Les plus grands et les villes se sont fortifiés tant bien que mal , et sont devenus le refuge d' une partie de la population des campagnes qui s' y est abritée à la hâte dans des cases légères en boue et roseaux . Ce sont bien les Taïpings qui ont exercé tous ces ravages , car le mal est à peu près aussi complet qu' il peut l' être : on ne voit que décombres de toutes parts ; beaucoup de champs sont en friche et la misère est si grande qu' à chaque instant on rencontre des femmes et des enfants allant ramasser des herbes et racines sauvages pour ne pas mourir de faim . ”
