Résumé

Portrait de Jean Rodes Jean Rodes Dix ans de politique chinoise. Le Céleste Empire avant la révolution (1914)

En somme, non seulement l'influence européenne était restée très superficielle, mais les Chinois ne paraissaient aptes à s'assimiler, de notre civilisation, que les tares.
Bien que, par suite de l'amour-propre très vif des Célestes, la présence des étrangers eût particulièrement stimulé, à Shanghaï, le zèle des modernistes, tout ce que l'on y avait fait dans ce sens était resté de pure forme. On n'avait rien modifié dans un but profond de réforme, mais simplement pour sembler être au niveau des Européens ; aussi était-ce, comme partout en Chine, le triomphe de l'apparence.
Source : Gallica

Portrait de Jean Rodes Jean Rodes Dix ans de politique chinoise. Le Céleste Empire avant la révolution (1914)

J'ai, sous les yeux, un numéro d'une Revue littéraire indigène, de Shanghaï, qui donne, sur sa couverture, un dessin des plus suggestifs à cet égard. Un « Jeune Chinois », habillé à l'européenne, redingote impeccable et chapeau à huit reflets, se regarde avec complaisance dans un miroir et la glace, qui n'est pas dupe de l'accoutrement, lui l'envoie l'image d'un mandarin revêtu du costume traditionnel 2.
Le nationalisme le plus ombrageux, le plus aggressif et le plus délirant animait cette jeunesse aussi inexpérimentée que prétentieuse et turbulente.
Source : Gallica

Portrait de Jean Rodes Jean Rodes Dix ans de politique chinoise. Le Céleste Empire avant la révolution (1914)

En 1910 et 1911, durant la crise constitutionnelle qui s'accompagnait, dans les provinces, des souffrances, de l'anarchie et de la xénophobie exposées plus haut, ses représentants dans la capitale faisaient parade d'une confiance absolue. Ils déclaraient bien haut que le mouvement des réformes était extrêmement sérieux, que tout allait à merveille, que les Chinois étaient des hommes admirables et qu'ils n'avaient surtout aucune haine pour les étrangers.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature