Résumé

Joseph Dautremer La grande artère de la Chine: le Yangtseu (1911)

Le voyageur, le touriste y sont rares, et pour cause. C'est que depuis Changhai jusqu'à Hankeou et Itchang, la nature est triste et monotone: vastes plaines sans horizon, rivières jaunâtres, ne sont point faites pour éveiller l'admiration, et c'est seulement dans la Chine occidentale que l'on pourrait trouver des paysages d'un caractère vraiment attrayant, tantôt grandioses comme dans les gorges du Yangtseu et les montagnes du Kouei-Tcheou et du Yunnan, tantôt gracieux et élégants comme dans les plaines du Sseu-Tchuen.
Source : Gutenberg

Joseph Dautremer La grande artère de la Chine: le Yangtseu (1911)

VI.—En tant que pays intéressant, quoique très pénible à parcourir, le Yunnan est certainement l'un des plus curieux que j'aie visités en Chine; mais au point de vue fertilité, donc au point de vue commerce, c'est tout autre chose. Que de fois, dans un village misérable, perché sur quelque crête, n'ai-je même pu me procurer une poignée de mauvais riz rouge! Que de fois ai-je fait 40 et 50 kilomètres sans rencontrer un homme, une hutte! Quelle différence avec le Sseu-Tchuen ou le Houpe, si actifs, si peuplés!
Source : Gutenberg

Joseph Dautremer La grande artère de la Chine: le Yangtseu (1911)

Il faut qu'un Chinois soit complètement dans la misère pour n'avoir pas au moins une robe de soie dans son armoire. Tous ceux qui sont tant soit peu à l'aise portent des vêtements de soie et sont vêtus de satin et de damas. Leurs lits sont ornés de tentures de satin brodé; et les jours de fête, de mariage ou de décès, la maison est pavoisée de tentures de soie rouge d'un effet merveilleux. Le rouge est, en Chine, la couleur qui porte bonheur.
VIII.—L'industrie des métaux a été connue des Chinois depuis déjà longtemps; elle s'est surtout bornée aux cloches de temples, statues, brûle-parfums
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature