Tibétain

Définition et enjeux

L. de Miloué Annales du Musée Guimet

En général le Tibétain est profondément religieux. Les aumônes, les dons de toute nature aux monastères, les visites aux temples de la localité et les offrandes quotidiennes qu’il y apporte ne suffisent pas à satisfaire sa piété. Constamment, en marchant, en se reposant, en vaquant à ses affaires, on peut le voir égrenant des prières sur son chapelet, ou bien faisant tourner des heures entières son cylindre à prières en murmurant la sainte formule mystique, Om Mani Padmé Houm !
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Léon Feer Le Tibet (1886)

Avalokiteçvara, appelé en tibétain Tchanrezi, est le patron du Tibet : c’est un disciple de Çâkya-mouni dont l’existence est fort douteuse, mais auquel, à défaut d’histoire véritable, on a forgé une histoire légendaire très fournie. Mandjouçrî (tib. Djam-pal) [1] représente la sagesse et la douceur persuasive. En prétendant que Thon-mi-Sambhota, le premier tibétain qui alla dans l’Inde chercher les livres bouddhiques, était une incarnation de ce Bodhisattva, les Tibétains montrent bien qu’ils lui attribuent un rôle important dans l’histoire de leur conversion au bouddhisme.
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