Henri d’Ollone,
Chez les nomades du Tibet
“ C’est une vision des premiers âges de l’humanité que nous avons sous les yeux. Ces savanes, ces monts aux neiges éclatantes, ce fleuve immense, rien n’a changé depuis le commencement du monde, rien ne porte la marque de l’homme : la nature ignore encore qu’elle puisse avoir un maître ; et ce peuple en marche, à peine couvert de dépouilles d’animaux, mais armé de glaives et d’épieux, avec ses yaks puissans et informes comme les espèces disparues, c’est une horde préhistorique. Ô désert ! ”
