Henri d’Ollone

Henri d’Ollone

Résumé

Portrait de Henri d’Ollone Henri d’Ollone Chez les nomades du Tibet

C’est une vision des premiers âges de l’humanité que nous avons sous les yeux. Ces savanes, ces monts aux neiges éclatantes, ce fleuve immense, rien n’a changé depuis le commencement du monde, rien ne porte la marque de l’homme : la nature ignore encore qu’elle puisse avoir un maître ; et ce peuple en marche, à peine couvert de dépouilles d’animaux, mais armé de glaives et d’épieux, avec ses yaks puissans et informes comme les espèces disparues, c’est une horde préhistorique. Ô désert !
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Portrait de Henri d’Ollone Henri d’Ollone Chez les nomades du Tibet

Elles constituent chacune, avec leurs enceintes de palissades, des forteresses isolées.
Personne ne sort de chez soi sans être armé de son sabre, et, s’il va dans la campagne, de son fusil et de sa lance. La vie pastorale, que nous nous représentons sous des aspects bucoliques, n’est en fait qu’une vie de guerre et, d’aventures. La richesse du nomade, son bétail, n’est point, comme celle du sédentaire, rivée au sol d’où il faut l’extraire par un labeur opiniâtre : une surprise, et les troupeaux d’autrui sont à vous.
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Portrait de Henri d’Ollone Henri d’Ollone Chez les nomades du Tibet

En peu de jours notre épidémie, noirci comme par les rayons d’un soleil ardent, se détache et s’enlève par bandes, qui laissent paraître à leur place une peau nouvelle, encore tendre ; le contraste de ces raies roses et brunes qui zèbrent nos figures n’a rien de séduisant ; nos lèvres sont gercées et enflées : chacun de nous regarde ses compagnons avec horreur, et, sans même se risquer à consulter son miroir, se demande avec inquiétude s’il est aussi hideux.
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