Résumé

Albert Eynaud Revue des Deux Mondes T.104, 1873

Mistress Morton, qui n’avait pas conscience du danger, descendit de sa mule de la meilleure grâce du monde ; mais Lucy avait lu plus d’une description de ces sinistres ouragans, elle comprit la vérité et devint pâle. Stewart se sentit le cœur serré : l’angoisse de son amour se doublait du sentiment de sa responsabilité.
Les voyageurs d’une caravane sont comme l’équipage d’un navire, et l’expérience a tracé la ligne de conduite que doit suivre chacun d’eux au milieu des tempêtes de montagnes, comme elle a déterminé les devoirs des marins à l’heure des ouragans de mer.
Source : Wikisource

Albert Eynaud Revue des Deux Mondes T.104, 1873

Un sommeil profond, invincible, épargne au mourant les horreurs de l’agonie.
Quand la nuit tomba, la tempête était plus violente que jamais. Lucy était assise entre son cousin et mistress Morton. Celle-ci avait enfin compris que l’existence de la caravane courait des risques sérieux, et elle pleurait, non pas sur ce qui allait être enlevé de ses vieilles années, mais sur la jeunesse si douloureusement abrégée de sa fille d’adoption. Stewart songeait qu’après tout, s’il fallait mourir, il lui serait doux de mourir auprès de ce qu’il aimait le plus au monde.
Source : Wikisource

Albert Eynaud Revue des Deux Mondes T.104, 1873

Comme en même temps Stewart et l’Arménien les avaient rejoints, Sélim put mettre son cheval au galop et s’éloigner de Lucy. Elle ne songeait pas à lui en vouloir ; cet aveu, qu’elle avait involontairement provoqué, était fait d’un ton de tristesse résignée qui l’empêchait de paraître audacieux. Pendant tout le reste de la journée, le Kurde se tint loin de miss Blandemere ; mais celle-ci ne put s’empêcher de rêver souvent aux étranges métaphores de cette poésie persane, pour qui « les cheveux blonds de l’étrangère sont des rayons de soleil. »
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature