Jules Patenôtre

Jules Patenôtre

Résumé

Portrait de Jules Patenôtre Jules Patenôtre Les Persans chez eux

Autrement, comme il n’y a guère de villages où chacun d’eux n’ait trois ou quatre cousins, je ne répondrais pas qu’ils fussent à mi-route au bout d’une semaine. Time is money est un proverbe qui ne sera pas de sitôt traduisible en persan. Le mieux, quand on le peut, est de former soi-même sa caravane et d’en proscrire tout élément étranger. Se mettre à la remorque d’une caravane indigène, c’est se condamner à passer par tous les caprices des muletiers et se résigner d’avance à des lenteurs qui pour un Européen constituent un véritable martyre.
Source : Wikisource

Portrait de Jules Patenôtre Jules Patenôtre Les Persans chez eux

Jusqu’ici nous n’avions guère trouvé de difficultés que celles qui provenaient du manque de route. À ces obstacles, — de toute saison en Perse, — l’hiver, qui pendant huit mois de l’année règne au sommet du Karzan, va bientôt ajouter son contingent de neige et de glace. Le sentier se transforme peu à peu en une sorte de glissoire où nos malheureuses bêtes ont toutes les peines du monde à garder l’équilibre. Quelques débris de paille semés de distance en distance nous préservent seuls d’une culbute qui en certains endroits, vu l’escarpement du chemin, serait infailliblement la culbute finale.
Source : Wikisource

Portrait de Jules Patenôtre Jules Patenôtre Les Persans chez eux

On se figure aisément l’impression de tristesse et d’ennui qui doit envahir un Européen cheminant pour la première fois dans ces ruelles solitaires. Ce qu’on aura peine à se représenter, à moins d’avoir assisté aux horreurs d’un bombardement, c’est la masse prodigieuse de ruines qu’il trouve amoncelées sur son passage. Si on évalue en moyenne à un cinquième de la superficie totale la place occupée dans une ville persane par les débris de toute nature, on sera certes au-dessous de la vérité.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature