Pailadzo Captanian, Mémoires d'une déportée arménienne (1919)
“ La plupart étaient des affamées et toutes s'y consumaient de soif. Les cadavres en putréfaction voisinaient avec des malheureuses qui venaient, d'expirer. Des malades gardaient une attitude immobile et comme résignées, alors que d'autres avaient perdu le sentiment. La puanteur qui se dégageait de cette pourriture humaine aurait suffi pour tuer les vivants. Je m'éloignai en toute hâte de ce lieu sinistre et si mortelle était l'impression qui s'en dégageait que je pensais succomber à la souffrance morale qui m'étreignait. Je croise un hodja de Malatia en arrêt devant ce spectacle. ”
