Antony Krafft-Bonnard, L'Arménie à la conférence de Lausanne… (1923)
“ Le peuple arménien attendait avec impatience l'ouverture de la Conférence de Lausanne en novembre dernier, car il espérait que la paix qui devait y être signée entre les Puissances occidentales et la Turquie serait pour lui la paix de la délivrance. La question arménienne se présentait alors avec une simplicité tragique. C'était un problème de haute politique internationale qui se ramenait à une revendication de justice élémentaire. Une vieille nation, opprimée depuis des siècles, demandait la liberté ou, de façon plus précise encore, le droit de vivre. ”
