Antony Krafft-Bonnard

Résumé

Antony Krafft-Bonnard L'Arménie à la conférence de Lausanne… (1923)

Le peuple arménien attendait avec impatience l'ouverture de la Conférence de Lausanne en novembre dernier, car il espérait que la paix qui devait y être signée entre les Puissances occidentales et la Turquie serait pour lui la paix de la délivrance.
La question arménienne se présentait alors avec une simplicité tragique. C'était un problème de haute politique internationale qui se ramenait à une revendication de justice élémentaire. Une vieille nation, opprimée depuis des siècles, demandait la liberté ou, de façon plus précise encore, le droit de vivre.
Source : Gallica

Antony Krafft-Bonnard L'Arménie à la conférence de Lausanne… (1923)

Dans ces institutions, que nous voudrions très nombreuses, la première place devra être réservée à des pédagogues de nationalité arménienne, qui donneront à la jeunesse arménienne une éducation respectueuse de l'histoire, de la langue, du patriotisme arméniens, ainsi que de la mission qu'elle devra accomplir un jour dans le pays de ses pères, en cette vieille terre d'Arménie trempée des larmes et du sang des ancêtres.
Source : Gallica

Antony Krafft-Bonnard L'Arménie à la conférence de Lausanne… (1923)

Des efforts spéciaux ont été tentés pour que des représentants de la haute finance se décident à intervenir en faveur de l'Arménie, en parlant aux Turcs comme l'eût fait un général qui aurait eu voix au chapitre. « Accordez le Foyer national aux Arméniens, sinon c'est le canon qui vous y obligera » eût dit un général, car c'est ainsi que l'on s'exprime quand on a derrière soi une armée. « Donnez-nous satisfaction au nom de là justice et de l'humanité, sinon vous n'aurez pas un centime pour la restauration de votre pays ! »
Source : Gallica

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