Antony Krafft-Bonnard

Résumé

Antony Krafft-Bonnard L'exil arménien (1926)

A l'heure actuelle, il est bon de venir en aide aux Arméniens, cruellement chassés de leur terre ancestrale, à condition de mettre dans ce geste beaucoup de doigté et de délicatesse. Mais il ne s'agirait là que d'un acte philanthropique passager. Par sa vie intellectuelle, artistique et financière, par sa vie industrielle, commerciale et ouvrière, partout l'Arménie manifeste une activité qui lui est propre, et qui, au plus haut point, est utile au monde moderne, en apportant les éléments les plus précieux à l'œuvre commune de la civilisation.
Source : Gallica

Antony Krafft-Bonnard L'exil arménien (1926)

Que l'on essaie de se représenter ce qui se passe dans un cœur pareillement ulcéré, lorsqu'arrive un écho lointain de la patrie ! Quand Anker, l'illustre peintre suisse, a fait son tableau bien connu, il avait compris le malheur de l'exilé! Le vieillard, penché sur le piano, son petit-fils sur ses genoux, écoutant l'air national que joue la jeune fille, ne pleure pas, car il n'a plus de larmes, mais il se souvient, il souffre, il espère... Il peut espérer, lui, dont la patrie existe encore. Mais l'Arménien exilé de Turquie, peut-il penser à un retour ?
Source : Gallica

Antony Krafft-Bonnard L'exil arménien (1926)

Tout espoir d'une libération de la nation arménienne repose sur l'existence de la République caucasienne. Tous les efforts doivent tendre à la consolider et à favoriser son développement, et à l'affranchir de tout ce qui pourrait entraver sa libre évolution, c'est une question de temps. Et comme il y a dans le caractère arménien, avec une grande capacité de résistance, beaucoup de sens pratique et un grand amour de l'indépendance, on peut espérer que le petit Etat pourra prospérer rapidement.
Source : Gallica

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