Jacques de Morgan,
Histoire du peuple arménien depuis les temps les plus reculés de ses annales jusqu'à nos jours
(1919)
“ Ainsi fut délivrée du joug des musulmans la Rome des Arméniens, Etchmiadzin, la résidence du katholikos Nersès d'Aschharac qui, à la tête de ses Arméniens, avait secondé le mouvement des Russes. Il avait alors été question de créer une « province arménienne russe », autonome, sous la suzeraineté des tsars. Mais ce projet fut abandonné par Paskiévitch, vice-roi du Caucase. A peine la guerre était-elle terminée avec la Perse, que la Russie se vit dans l'obligation de marcher contre les Turcs. Les hostilités eurent pour théâtre principal la Mingrélie et les provinces du nord-ouest de l'Arménie. ”
