Résumé

E. Flandin Revue des Deux Mondes

Ainsi on n’élève plus de mosquée comme celles de Châh-Abbas et de Châh-Husseïn ; les princes n’ont plus les moyens de bâtir des palais comme ceux du Tchar-Bâgh d’Ispahan. La Perse est pauvre, humiliée ; tout y dépérit ; comme les arts, les monumens tombent pierre à pierre, sans qu’on les restaure, sans qu’il s’en élève de nouveaux pour les remplacer. La civilisation de l’Irân a fait sa renommée, et celle-ci lui a créé des envieux, devenus des rivaux, qui, après l’avoir imitée, lui font payer bien cher la gloire de les avoir formés.
Source : Wikisource

E. Flandin Revue des Deux Mondes

Ce salon est lui-même splendidement orné d’innombrables glaces de Venise et de peintures de toute sorte. L’or, le stuc, l’azur et l’albâtre se mêlent et s’allient pour charmer l’œil, depuis la base jusqu’au plafond. Un grand bassin d’eau sans cesse renouvelée est au milieu. Une des faces de ce vestibule royal, exposée au nord, est entièrement ouverte sur un portique formé de dix-huit colonnes dorées et tournées en spirale, qui supportent un toit sous lequel, abrité du soleil, l’air se répand et circule sans obstacle. C’est de ce portique même que la résidence de Châh-Abbas tire son nom.
Source : Wikisource

E. Flandin Revue des Deux Mondes

Parmi les merveilles de l’art oriental que renferme Ispahan, nous citerons encore un autre palais, celui d’Amarat-Serpouchet, charmante retraite consacrée à de mystérieux plaisirs par un fils de Feth-Ali-Châh, et qui servait, au moment de notre passage, de résidence au gouverneur d’Ispahan. Tout dans ce palais respire le charme de la vie orientale, telle que les poètes l’ont rêvée et décrite quelquefois. On entre : on est dans un petit jardin embaumé de fleurs odorantes, toujours belles, toujours rafraîchies par la douce rosée que répand un jet d’eau qui ne s’arrête jamais.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature