Antony Krafft-Bonnard

Résumé

Antony Krafft-Bonnard Arménie, justice et réparation… (1930)

Nous reconnaissons toutes nos promesses et tous nos engagements, et nous sommes impuissants à les tenir. Il n'y a rien à faire. Il faut capituler. Il faut à tout prix arriver à conclure la paix. Evidenlment les Arméniens sont sacrifiés».
Avec le Traité de Sèvres, la nation arménienne recevait tout ce qu'elle pouvait désirer. Mais par la victoire des Turcs sur les Grecs, ou pour mieux dire sur les Alliés, ce traité n'a plus été qu'un « chiffon de papier».
Avec le Traité de Lausanne, la nation arménienne
perd ses biens, son territoire, sa patrie et ses libertés.
Source : Gallica

Antony Krafft-Bonnard Arménie, justice et réparation… (1930)

En effet, de tous temps, des Arméniens, avides d'instruction, sont venus volontiers en Suisse faire leurs études, et acquérir le diplôme qui leur permettait de prendre rang dans l'élite intellectuelle et professionnelle en Turquie ou en Russie. L'Arménien cultivé a toujours eu deux langues de prédilection : la sienne et le français. La petite école, en Suisse, cherche dans une bien faible mesure, à reconstituer cette élite sur laquelle les Turcs se sont particulièrement acharnés et qu'ils ont anéantie. La nation arménienne a été à cet égard décapitée.
Source : Gallica

Antony Krafft-Bonnard Arménie, justice et réparation… (1930)

Nous recommandons, entre autres, la vaillante institution suisse en faveur des aveugles de Ghazir, en Syrie. Nous avons hautement apprécié le travail de nos jeunes compatriotes et les résultats obtenus sont encourageants à tous égards.
En Syrie, nous avons été saisi par l'importance incalculable de la colonisation arménienne, autant pour elle-même que pour la restauration de ces immenses territoires. Souhaitons ardemment que des capitalistes comprennent toujours mieux que c'est dans ce Proche Orient-là que leur appui serait surtout utile. C'est là qu'on construit.
Source : Gallica

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