Antony Krafft-Bonnard

Résumé

Antony Krafft-Bonnard L'Heure de l'Arménie (1922)

C'est la voix d'un peuple tout entier qui adresse à l'humanité un appel suprême. Impossible de ne pas prêter l'oreille. Il est urgent que l'attention de tous ceux qui ont quelque responsabilité dans la direction politique de notre monde soit attirée sur le sort de plus en plus intolérable qui est fait à ce peuple, depuis tant de siècles martyr de la plus effroyable oppression.
La paix entre l'Entente et les Turcs n'est pas encore conclue. Il est vrai qu'il existe un Traité de Sèvres, du 10 août 1920, mais qui n'a jamais été ratifié par la Turquie.
Source : Gallica

Antony Krafft-Bonnard L'Heure de l'Arménie (1922)

L'Arménie n'a pas douté de la France comme la France n'a pas douté de l'Arménie, et, après avoir supporté ensemble les mêmes souffrances pour le triomphe du droit et de la justice dans le monde, les deux pays amis peuvent aujourd'hui communier dans la même allégresse et la même fierté. Le gouvernement de la République ne considère pas comme étant aujourd'hui accomplie la tâche qui lui incombe vis-à-vis des populations arméniennes.
Source : Gallica

Antony Krafft-Bonnard L'Heure de l'Arménie (1922)

Il va de soi qu'un régime spécial sera instauré en Cilicie pour la protection des chrétiens et de tous les non turcs. Mais ce n'est point là qu'il faut chercher avant tout la solution du problème arménien. Ce qu'exige la conscience universelle, c'est l'affranchissement définitif d'une partie au moins des terres que plus de 2000 ans d'histoire assignent à un peuple qui a tant lutté et tant souffert pour la liberté, et qui seul, parmi les nombreux peuples sujets de la Turquie, n'a pas encore obtenu sa libération.
Source : Gallica

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