Résumé

Fu-yung Hsu La protection des réfugiés par la Société des Nations… (1935)

Ces Russes, ces Arméniens sans appui ni protection, dont la plupart, dépourvus de tout, vivaient dans des conditions extrêmement misérables, ne pouvaient compter que sur la charité pour ne point mourir de faim. S'il paraissait naturel aux vainqueurs de se débarrasser sans pitié des vaincus, le monde entier ne devait pas rester impassible devant ces malheureux dont les uns avaient cru, eux aussi, légitime de servir leur cause et dont les autres étaient de simples victimes innocentes. La Société des Nations devait apporter, plus que quiconque, son aide à ces misérables.
Source : Gallica

Fu-yung Hsu La protection des réfugiés par la Société des Nations… (1935)

Le simple fait pour les réfugiés russes d'avoir fui la terreur soviétique ne pouvait à lui seul leur faire perdre la nationalité russe. Tout comme un touriste qui quitte son pays, le fait de son voyage à l'étranger ne peut changer sa nationalité. Ici, il s'agit d'un voyage forcé.
Mais, un changement de gouvernement, plus précisément la substitution à l'ancien gouvernement russe du nouveau gouvernement soviétique pouvait-il faire perdre la nationalité russe aux émigrés ?
Source : Gallica

Fu-yung Hsu La protection des réfugiés par la Société des Nations… (1935)

Par la reconnaissance d'un statut juridique, solide et stable aux réfugiés, on peut mieux marquer un aspect précis et nouveau du droit international.
Depuis des siècles, d'éminents juristes ont soutenu, tour à tour, la primauté du droit des gens sur l'Etat et inversement. La théorie de la souveraineté absolue des Etats, toute-puissante, défendue encore âprement au siècle passé par l'école allemande, semble irrémédiablement entamée par un retour de plus en plus décisif à la conception de la solidarité internationale.
Source : Gallica

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