Résumé

I. G. Lipovano L'apatridie : thèse pour le doctorat… (1935)

« L'Etat, dans le libre exercice de sa souveraineté interne, se reconnaît le droit de dépouiller un individu, malgré lui, de sa nationalité, sans se soucier du point de savoir si par ailleurs cet individu ainsi dénaturalisé est à même, en fait ou en droit, de se rattacher à un autre Etat. Si critiquable qu'apparaisse cette situation contraire au principe généralement admis que tout individu a le droit d'avoir une nationalité, et par conséquent de la garder s'il le veut, il nous faut constater que toutes les législations connaissent ainsi des cas de déchéance de la nationalité » (1) .
Source : Gallica

I. G. Lipovano L'apatridie : thèse pour le doctorat… (1935)

La caractéristique du droit moderne, en matière de nationalité, c'est le droit individuel à la nationalité : « l'individu a le droit de s'évader de son allégeance première ». Ce nouveau mouvement se manifestait d'abord aux Etats-Unis le 27 juillet 1868 où le Congrès proclamait : « Le droit d'expatriation est un droit naturel et appartenant, par essence, au peuple et au surplus indispensable pour la jouissance des droits à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur ».
Source : Gallica

I. G. Lipovano L'apatridie : thèse pour le doctorat… (1935)

Il est utile, à ce propos, de citer la déclaration anglaise du 9 janvier 1813 : « Il n'y a pas de droit plus nettement établi que celui d'un souverain à l'allégeance de ses sujets ; surtout en temps de guerre, ce n'est pas pour eux une obligation qui dépend d'une option, une obligation qu'ils peuvent répudier ou accepter à leur fantaisie, c'est un ordre auquel ils doivent obéir, l'allégeance est née avec eux et ne peut cesser qu'avec leur existence même ».
Source : Gallica

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