Résumé

Portrait de Daniel de Folleville Daniel de Folleville Traité théorique et pratique de la naturalisation… (1880)

Le fils d'un Anglais peut devenir Français : mais le sera-t-il, par cela seul que sa mère, traversant la France, l'aura mis au jour sur cette terre étrangère à elle, à son mari, à ses parents ? Si chaque nation fait une telle déclaration, nous perdrons autant de Français que nous en gagnerons : on n'appartiendra plus à sa famille, à sa nation ; la patrie dépendra moins de l'affection qui s'y attache, du choix et de l'établissement, que du hasard de la naissance. Ouvrons nos portes aux étrangers, mais ne nous en saisissons pas malgré eux.
Source : Gallica

Portrait de Daniel de Folleville Daniel de Folleville Traité théorique et pratique de la naturalisation… (1880)

D'ailleurs, et nous arrivons ainsi à notre seconde réponse, est-il bien vrai que l'inefficacité reconnue, en France, d'une naturalisation acquise à l'étranger pour faire fraude à la loi française, soit toujours un moyen sûr de punir le naturalisé? Ne se peut-il pas qu'il arrive un jour où la nullité d'une telle naturalisation soit demandée, en France, par celui-là même qui l'a obtenue?
On conçoit, en effet, qu'un citoyen puisse y avoir intérêt, lorsqu'il voudra se soustraire, en France, à l'une des obligations qui incombent aux étrangers, dans notre pays.
Source : Gallica

Portrait de Daniel de Folleville Daniel de Folleville Traité théorique et pratique de la naturalisation… (1880)

Les partisans de la première doctrine nient l'existence d'un droit international comme droit spécial et distinct. Tout droit, disent-ils, suppose essentiellement l'existence d'une sanction : or, ici, la sanction de l'action en justice fait défaut. Quand une nation viole le droit de l'autre, comme il n'existe pas de pacte qui lie le genre humain et qui en mette la force collective à la disposition de la nation dont le droit est violé, cette nation ne peut recourir qu'à sa propre force : il lui reste la guerre; c'est-en ce sens que l'on a pu dire : « La force prime le droit. »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature