X. Marmier, Revue des Deux Mondes
“ Vous savez que c’est un grand vaisseau de guerre, sans mâts et sans voiles, que l’on aperçoit de loin, comme une baleine monstrueuse, à l’horizon, et que les jeunes matelots, encore peu expérimentés, prennent facilement pour une langue de terre. Ce vaisseau navigue contre vent et marée, sans qu’on puisse voir seulement s’il y a une main au gouvernail ; il ne bondit point sur les vagues comme un bâtiment ordinaire, il se trace un large et profond chemin et glisse sans secousse ; la mer semble s’affaisser sous lui avec terreur. ”
