Gustav Nieritz,
Le Sifflet magique, ou les Enfants de Hameln…
(1851)
“ Ma demeure est bien fragile... Je ne me nourris que de mouches... Je porte sur mon dos une croix... Ainsi, je t'en prie, de grâce, ne touche pas à ma toile. En entendant cette prière, Tobias resta muet et saisi d'étonnement. Si la voix eût eu moins de douceur, peut-être eût-il eu moins d'effroi. Enfin il reprit courage, et, interpellant la voix, il dit : — Qui es-tu donc, toi que je ne vois pas? — Je suis une petite araignée porte-croix, répondit la voix, et je n'ai jamais fait de mal à personne. Laisse-moi donc vivre encore : je te ferai cadeau de quelque chose qui te fera bien plaisir... ”

