J.-L. Neuville

Élements biographiques

J.-L. Neuville,  Les ports militaires de la France… (1854)

“ En temps de paix, les forts sont presque abandonnés; vus de loin , ils donnent un aspect pittoresque à la rade , en découpant, par des lignes régulières et des masses bien tranchées, l'immense nappe qui se perd derrière eux. Mais de près ils ont quelque chose de triste comme une maison déserte; laissez-leur prendre leur armement de mortiers et d'obusiers, jetez-y quelques milliers d'artilleurs, signalez en vue un vaisseau ennemi qui veut forcer la rade, et vous pouvez être sûr qu'ils prendront une terrible animation , et qu'ils la révéleront d'une façon bruyante. ”
Source : Gallica

J.-L. Neuville,  Les ports militaires de la France… (1854)

“ Après quelques mois de navigation, la quille du bâtiment le plus solide s'est fortement arquée et a transmis son mouvement à la coque tout entière. Enfin, la plupart des pièces si fortement chevillées l'une à l'autre se disjoignent, et, lorsque la mer est agitée, chaque oscillation se traduit à bord par d'épouvantables craquements qui sembleraient faire croire que le navire va s'entr'ouvrir au milieu des flots. Cette crainte n'a plus
rien de sérieux aujourd'hui, grâce à la précision et au soin que l'on apporte à la construction
”
Source : Gallica

J.-L. Neuville,  Les ports militaires de la France… (1854)

“ Ce n'est pas chose facile que de faire un officier de marine ; théorie et pratique se donnent la main dans ce rude métier de la mer. L'école se charge de frayer la voie aux jeunes gens qui s'y destinent; là ils suivent des cours régulièrement établis et faits par les hommes les plus distingués, en même temps qu'ils sont exercés à toutes les manœuvres du navire, et c'est dans ce but qu'une corvette de guerre est affectée à l'école, sur laquelle ils exécutent les divers exercices et font même chaque année un voyage en la conduisant eux-mêmes. ”
Source : Gallica

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